Some Words To Live

Anormalité rime avec exclusion.

Alors quoi ? Devrais-je me réjouir qu’on me trouve bizarre ? Qu’on me critique, qu’on me rejette, qu’on ne m’apprécie pas ? Ils me connaissent pas. Ils ne m’ont vue qu’une seule fois. Une fois de trop.
On ne peut pas se faire une idée concrète de quelqu’un en si peu de temps, mais cela n’a pas empêché leurs railleries ni leurs paroles marmonnées en-dehors de mon champ de vue. Mais dis-moi, explique-moi, qu’ai-je bien pu faire pour obtenir cette attitude ?
Je ne peux pas me changer, pas maintenant et surtout pas pour eux. C’est trop tard. Ce serait trop nul d’obéir à leurs attentes. Malgré tout, il arrive des jours où j’aimerais le faire. Rentrer dans leur norme. Non pas que je veuille devenir un de leurs sosies, seulement ne pas être désignée en tant qu' »anormale ». Ne pas être montrée du doigt. Ne pas être placée dés le départ sur le banc des remplaçants.
Je ne leur demande pas d’être gentils, juste de respecter celle que je suis, celle qu’ils ne connaissent pas et que personne ne connaîtra jamais si cette douleur infligée perdure. 

C’est l’amour qui me manque.

En réalité, ce n’est pas toi qui me manque. Ce n’est pas non plus ton visage, ton rire ou même ta voix. J’ai compris que ta personne ne me manquait pas. J’ai compris que je m’étais trompée. Après du temps, et beaucoup de réflexion, j’ai trouvé.
Je pense aujourd’hui que ce qui me manque, c’est le fait d’aimer et surtout de me sentir aimée. C’est me réveiller le matin et me dire que je plais à quelqu’un. C’est pouvoir être quasiment certaine qu’un être songe à moi lorsque j’ouvre les paupières. C’est avoir une histoire d’amour qui me manque. Pas particulièrement ton amour. 

Rancunière.

Tu as raison, peut-être suis-je légèrement rancunière. Je ne suis pas certaine qu’on puisse appeler ce sentiment de la rancune, mais si tu le souhaites, faisons le.
Ma rancœur apparaît donc après qu’on m’ait fait quelque chose que je n’arrive pas à pardonner. Je pardonne très difficilement, cela me prend du temps, et me demande beaucoup d’efforts. J’oublie encore plus difficilement. Sûrement parce que je ne souhaite pas effacer le passé. On dit qu’il est parfois plus simple de vivre sans, mais n’y a-t-il pas un risque de commettre à nouveau les mêmes erreurs ? Si une personne nous a déjà blessée, je crois qu’il est plus raisonnable de s’en souvenir pour ainsi être moins déçue à sa prochaine attaque.
De la déception. C’est surtout cette émotion que j’ai ressenti, et que je ressens toujours en pensant à elle. Je la croyais supérieure à ce qu’elle était. Je l’imaginais plus gentille, le cœur sous la main. J’ai cru qu’elle ne pouvait faire ou dire du mal à personne. Mais j’ai fait fausse route. J’ai été naïve de la sur-estimée. Elle n’était que banale. Elle était comme toutes les autres. 

Nouveau départ

C’est un nouveau départ. Plus qu’une nouvelle coupe de cheveux. Plus qu’un nouveau lieu où je passerai la moitié de mes jours. Plus que de nouveaux noms à enregistrer dans ma mémoire. Plus que de nouvelles matières à étudier. Plus qu’un nouveau rythme de vie.
C’est bien plus que de simples petites nouvelles choses. C’est une renaissance complète. C’est un changement brutal si bien physique, moral, humain et géographique. Je vais apprendre à connaître un nouveau monde. Des personnes qui auront certainement une autre vision des choses. Je ne peux pas prédire que cette dernière se joindra à la mienne, néanmoins elle ne pourra être qu’enrichissante.

Sans nouveautés, le quotidien stagne. Ce sont elles qui créent les vagues, et ainsi leur succèdent les actions. 

A cause de toi.

« Pose tes armes. Je ne te veux aucun mal. Je suis ton ami, pas ton ennemi. » A ces paroles, tu as ajouté ce regard qui me semblait si sincère, si sérieux, si pur. Telle une insouciante qui paradoxalement mourrait d’inquiétudes pour un rien, je t’ai cru. Je me suis mise à découvert, devant toi, pour toi. Si t’avais pas été là, j’aurais pu faire ce dont j’avais envie. Si tu ne m’avais pas bloquée dans mon élan, je ne serais pas dans cette pièce entrain de sentir se propager la haine dans mon sang. Je ne serais pas prise en tant que coupable. Je ne passerais pas mes journées enfermée dans ce lieu qui respire la mort. La mort, j’y vais tout droit. Cela à cause de toi. J’aurais dû me douter que tu n’étais pas sincère. J’aurais dû savoir que ton métier était plus important que l’amour. J’aurais dû comprendre bien avant que tu n’avais pas de cœur, pas de sentiments, pas d’empathie envers les gens, et encore moins envers moi.
J’ai fait des erreurs, je le reconnais. Je devais être punie, je le sais. On ne m’en laissais pas le choix, c’est un fait.
Ce qui me blesse ce n’est pas d’être dans l’obscurité pendant des heures. Non plus supporter ma colocataire qui n’en n’est pas une, mais que je préfère appeler de cette façon-là pour me rassurer un minimum. Encore moins manger des aliments à peine imaginables au quotidien.
En réalité, ce qui me blesse c’est que je suis là à cause de toi.